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RESERVE : DURA LEX, SED LEX (La loi est dure, mais c’est la loi)

Date : mercredi 18 octobre 2023

Dura lex, sed lex*

Après deux défaites consécutives, l’équipe réserve devait absolument se relever sous peine d’être entraînée dans une spirale négative et de voir le doute s’installer dans les têtes. La réception de l’ES Montgeron Handball, quatrième du classement, et donc rival pour l’accession aux play-offs, tombait à point nommé pour se relancer. Hélas, le verdict n’a pas été tout à fait à la hauteur des espérances.

Si les visiteurs ouvrent le score dès leur première intrusion dans le camp pontellois, les débats s’équilibrent rapidement avant de tourner légèrement à l’avantage des Ciel-et-marine (5-4 à la 8ème). Côté Pontault, la parole est plutôt à la défense. Les timides arguments offensifs des joueurs de l’Essonne sont assez facilement contrecarrés par la stratégie défensive mise en place par Michael Durand. Les attaquants ne parviennent plus à s’infiltrer aux abords de la zone de Léo Canto-Lauga, transformée en véritable quartier de haute sécurité. Suite à neuf minutes de stérilité du côté de Montgeron, le Pchb prend la poudre d’escampette et rassure un peu ses supporters (9-5 à la 18ème).

 

Mais gare à l’excès de confiance… En effet, les Jaune-et-bleu ne baissent pas les bras et reviennent  à la barre (12-10 à la 24ème). Lorsque Rafael Ramos pense marquer le treizième but seine-et-marnais, Mathieu Gineys est renvoyé pendant deux minutes sur le banc des accusés, jugé coupable d’une légère gêne sur un défenseur essonnien. L’infraction avait échappé à la vigilance du duo arbitral mais pas au très influent capitaine des visiteurs, dont les plaidoiries auprès des hommes en noir ne cesseront durant soixante minutes voire plus… Cette exclusion un peu sévère et les trois minutes de tergiversation qui l’ont précédée vont avoir de lourdes conséquences sur nos réservistes… En infériorité numérique, ils parviennent néanmoins à inscrire ce fameux treizième but par l’intermédiaire d’Aziz Ndiaye. Avant d’encaisser un trois à zéro et de s’engouffrer tête basse dans le couloir des pas perdus qui mène aux vestiaires (mi-temps 13-13). Dans les gradins de Boisramé, légèrement clairsemés, les supporters comprennent que la tâche de leurs protégés sera encore compliquée et que leur délit de souffrance pour cette équipe est loin d’être prescrit.

La pause fait du bien au moral des troupes. Dès l’entame, les équipiers de Brandon Majorkiewiez sont surpris en flagrant délit d’excès de vitesse et de réalisme. Profitant de la maladresse adverse, Pontault-Combault enchaîne les buts au rythme des contre-attaques parfaitement conclues par Corentin Poiret et Diego Abreu. Le coach visiteur demande alors une suspension d’audience pour revoir son plan de défense (18-13 à la 35ème). L’un des premiers rebondissements de « l’affaire Pontault-Montgeron » survient aussitôt après la reprise des débats lorsque l’entraîneur essonnien sanctionne lui-même son équipe après avoir été un peu trop contestataire envers le juge-arbitre et son assesseur. Il se voit donc contraint de sortir l’un de ses éléments, juste avant que son véhément capitaine écope à son tour d’une suspension de deux minutes pour « abus d’objection votre honneur ! ».

 

Pontault se retrouve donc à sept contre cinq Montgeronnais. À cet instant, le kop respire et  l’inquiétude s’éloigne. Dans son esprit, il ne fait aucun doute que l’avantage numérique va profiter aux siens ; Que les Bleus vont sceller le sort de la rencontre. Hélas, les fans vont une nouvelle fois être les témoins impuissants du manque de régularité de la bande à Maxime Leroux. Incapables de scorer durant cette double supériorité numérique, commettant plusieurs erreurs dans les transmissions de balle, les Pontellois ne vont pas tirer profit de la situation. Pire, ils vont même encaisser un but, offrant ainsi un sursis à leurs convoqués du jour qui s’estimaient sûrement déjà condamnés (18-14 à la 38ème puis 18-15 à la 40ème). La table suspend alors la séance pour une minute à la demande de Maître Durand.

 

Le quart d’heure suivant se veut équilibré. Les gardiens sont à l’arrêt ou presque de part et d’autre. Les deux équipes alternent les temps forts et les temps faibles au gré de leur maladresse en attaque et de leur manque de rigueur défensive. Figé à 20-17 entre la 42ème et la 47ème minute, le score finit par chauffer tout comme l’ambiance dans la salle où l’audience s’agace devant certaines décisions arbitrales surprenantes. Dans le brouhaha, les Ciel-et-marine conservent l’avantage et se détachent même un peu plus (26-22 à la 53ème). Mais Montgeront se pourvoie en appel. Les visiteurs infligent un nouveau trois à zéro à leurs hôtes, réduits à six depuis la mise au ban de Guillaume Leyssens. Le bâtonnier essonnien change alors sa tactique et met en place une défense homme à homme. Et à l’instar de ce qui s’était produit à Joinville-le-Pont trois semaines plus tôt, nos réservistes se retrouvent déstabilisés. Ainsi, les joueurs de l’Essonne récupèrent des ballons perdus et recollent au score à la 59ème minute (27-27). Il reste trente-cinq secondes pour délibérer. Pontault a la possession et ses supporters suffoquent pour la énième fois de la saison.

À cinq secondes du terme, Damien Gineys prend ses responsabilités. Dans un angle très fermé, l’ailier gauche délivre un bijou de tir qui finit au fond des filets. Boisramé exulte ! Mais « l’affaire Pontault-Montgeron » n’a pas encore livré son verdict final… Car en se repliant, Mathieu Gineys se retrouve sur la trajectoire du ballon relancé par le gardien des Jaunes et le touche à hauteur du rond central. Pendant que les Bleus et leurs supporters sautent de joie, le buzz retentit et les arbitres sifflent la fin de la partie. Mais contre toute attente, tandis que le porteur du brassard adverse, dans un dernier réflexe d’homme de loi, proteste avec véhémence auprès des garants du jeu, ces derniers relancent le suspense. Dans la confusion la plus totale, après trois minutes de délibérations, ils rajoutent au dossier cette toute dernière pièce à conviction fatale à notre équipe. La sentence tombe comme un couperet : le Pchb est jugé coupable et se voit puni par un jet de sept mètres que le capitaine montgeronnais n’hésite pas une seconde à transformer…

 

Alors qu’elle n’avait plus été menée depuis la sixième minute de jeu, la réserve doit partager les points (28-28). Toujours prisonniers d’eux-mêmes, victimes de leur irrégularité, les équipiers de Pierre Guillaumat ne parviennent plus à faire basculer les matchs en leur faveur. À eux d’inverser la tendance le 11 novembre prochain sur le gerflor de Châtenay-Malabry. Ce samedi, le sort de la rencontre aura bel et bien basculé sur une malencontreuse erreur d’appréciation individuelle, créant un sentiment d’injustice totale au regard des évènements de la rencontre. Dura lex, sed lex*...

 

* La loi est dure, mais c’est la loi

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