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RESERVE : POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE

Date : mardi 03 octobre 2023

Comment savoir, en fermant les yeux, si les Pontellois ont mené à bien leur tâche et réussi la passe de quatre ? Rien de plus facile : il suffit de tendre l'oreille en direction de leurs fidèles supporters.

Samedi 30 septembre, il est presque 21h00. La cloche signifiant la fin de la rencontre opposant la réserve du Pchb au Bourget Handball vient de retentir dans le gymnase Boisramé. Ne respirant pas plus la forme que leurs protégés, c'est la tête basse, les regrets et la rancœur perceptibles, que des dizaines de déçus se sont dirigés lentement vers la sortie dans un silence de cathédrale… Sonnés.

 

Certes, la défaite subie ne remet pas en cause le plan de qualification de la sélection de Michael Durand. Dans la réalité des faits, il faut souligner que cet accroc a mis en lumière des manques déjà perceptibles depuis le début de la saison ; Certaines faiblesses masquées par l'euphorie des victoires étriquées, atténuées notamment par l'émotion positive née d'un exploit défensif réalisé à Joinville-le-Pont une semaine plus tôt.

 

Pourtant, l'ancien coach du PCTSLM connaissait les ingrédients indispensables à l'appareil pour réussir le carré parfait. Il était prévisible que cette formation du Bourget, avec ses gabarits imposants, dont l’insuffisance technique avait pu être observée par deux fois la saison dernière, allait engager un défi physique dans lequel nos frêles Seine-et-marnais ont sombré. Incapables de mettre de la vitesse dans leurs enchaînements et pas assez armés pour s’élever par-dessus les bras hauts-perchés des visiteurs, ils auront finalement laissé ces derniers s'installer dans leur filière, leur offrant ainsi de bien meilleures chances de l'emporter.

 

Car dès les premiers instants du match, du haut de la tribune ou du banc de touche, les perceptions étaient les mêmes. Curieusement statiques et maladroits, les Bleus prennent le match à l'envers et laissent les Vert-et-blanc s’installer devant à la marque. Cette première période plutôt stérile, où les défenses prennent le pas aisément, n'offre pas un grand spectacle aux fans, plus concentrés sur la résonance des tambours et du porte-voix des Agités que sur la partition des acteurs. Visiblement touchés mentalement par un mariage de médiocrité, d’impuissance et de frustration, Mathieu Gineys et les siens atteignent la pause sur la marque famélique de 8 à 9. Le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide ? Après une première partie de match insipide, conclue miraculeusement par un retard d'une seule petite unité, les observateurs ne savent pas réellement s'ils doivent se réjouir ou s'inquiéter…

La partie reprend et les dés sont jetés. « Les jeux sont faits, rien ne va plus... » : cette tirade de croupier va malheureusement prendre tout son sens. Les spectateurs ne le savent pas encore mais ils vont rapidement replonger dans un marasme profond. En effet, les premiers mouvements des pensionnaires de Boisramé, toujours aussi maladroits techniquement, ne vont guère laisser de place au suspense. L'écart s’épaissit dès la reprise (8-13 à la 33ème). Les pertes de balles s'empilent mais à la faveur du manque d’opportunisme d’un adversaire maladroit lui aussi, le déficit se maintient. Cette période de flottement offre au public un drôle de scenario, marqué par l’inconstance des deux formations, le seul registre dans lequel les Ciel-et-marine auront su rivaliser avec leurs homologues (15-19 à la 44ème).

 

À un quart d’heure de la fin du match, le réveil des réservistes sonne soudainement avec notamment trois buts consécutifs signés par leurs ailiers (18-19 à la 47ème). Les plus optimistes voient enfin le signe d’une rédomption et imaginent déjà le décollage tant attendu des Ciel-et-marine… Le coach du Bourget arrête le jeu pour une minute, preuve que les Verts doutent à leur tour. Ce sursaut d’orgueil des locaux réveille également les supporters pour qui le mauvais rêve paraît s'éloigner. Hélas, ce qui semble éteint dort souvent sous la cendre. Et aussitôt que nos Bleus reviennent sur les talons de l'ogre séquano-dyonisien, celui-ci s'éloigne à nouveau de son rival. Les deux équipes se comportent comme deux aimants aux polarités jumelles. Ce rythme de jeu va se poursuivre jusqu'à l'exclusion définitive de l’un des deux joueurs au maillot vert floqué du 97 (23-25 à la 59ème). Notons que la présence sur le gerflor de ces deux Bourgetins arborant le même numéro dans le dos ne dérangera ni le duo arbitral, ni son superviseur présent dans les tribunes ce week-end. Il était écrit que rien ne s'inscrirait dans le commun le temps d'une soirée.

 

Le jeu s'arrête à nouveau sous l'impulsion du banc visiteur après le 24ème but pontellois ; Il ne reste que quelques dizaines de secondes à jouer. Le public souffre à nouveau ; Les émotions des semaines passées ressurgissent... Les cœurs battent la chamade, la couperose envahit les visages et une question revient sur toutes les lèvres : notre équipe va-t-elle encore s'en sortir au son de la cloche ? Si la victoire semble peu probable, le score de parité est toujours envisageable. Tous les supporters y croient dur comme fer. Mais ne l'oublions pas, cette soirée ne semble pas verser dans le déjà-vu. C'est même Le Bourget qui, en infériorité numérique et après une énième erreur technique des locaux, va sceller la marque et remporter la victoire sur le score de 24 à 26. Qu’il est dur de souffrir en vain de la sorte… Le feu de l'espoir s'est éteint, laissant place à une nauséabonde odeur de regrets dans le sacro-saint Boisramé.

 

Ce revers constitue une première chute pour les coéquipiers de Pierre Guillaumat. Et une première désillusion pour leurs fidèles suiveurs. Mais ne l'oublions pas : aimer, c'est accepter de souffrir. Cette équipe, ses fans l'adorent pour ce qu'elle leur procure autant que pour ce qu'elle leur inflige. Même si samedi soir, les plus éprouvés d’entre eux auraient préféré l'aimer un peu moins. Dès la semaine prochaine, à Palaiseau, second du championnat derrière Le Bourget, l'occasion sera donnée au groupe de rembourser une partie de cette dette d'amour. Ceux qui se sont unis par le cœur avec lui seront quant à eux toujours présents. Pour le meilleur et pour le pire...

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