Belle soirée de gala samedi à Boisramé avec le lancement du Projet Eco-citoyen, la présentation du maillot du PCHB et la remise de tenues à deux jeunes arbitres méritants, Warren Khelladi et Yankel Chekli. Et pour clore le tout, un succès probant des Jaunes et Bleus face à la lanterne rouge.
Portés par un public, jeune, enthousiaste et chaleureux, motivés par une mascotte survoltée et un speaker déchaîné (Xavier), les Pontellois ont fait honneur à leur nouvelle tenue en disposant assez nettement d'Angers, 34-28. Les joueurs de William Holder n'ont pas failli. Comme le soulignait Petr Hejtmanek, l'homme du match, "le contrat est rempli avec trois victoires en trois matches."
Le pivot tchèque a été un des grands artisans de ce nouveau succès avec un 9 sur 9 aux tirs ! Ne lâchant jamais rien, il a pesé de tout son poids dans le secteur défensif à l'image de tous ses équipiers. C'est un collectif qui a gagné. Une équipe soudée qui a parfaitement géré la seconde mi-temps après une première période en demi-teinte. Souvent au coude au coude, les deux formations ont quasiment fait jeu égal durant les trente premières minutes. Hejtmanek et Dourbecker d'un côté et Hadjali de l'autre alignaient les buts…
A la pause, tout semblait encore possible même si on sentait Pontault en garder sous la pédale : 16-15 pour le PCHB.
On avait vu juste. les partenaires de Milan Manojlovic imposaient un gros rythme en début de seconde mi-temps. Jallamion mettait le feu et Oleg Sapronov fermait la boutique. Devant, Hejtmanek et Dourbecker (9 sur 10) continuaient leur show offensif. Derrière, Allard, Gaude Manojlovic, Quive et consorts mettaient les Angevins sous l'éteignoir en faisant preuve d'une belle rigueur défensive. En difficulté au classement, les joueurs de Denis Tristant craquaient les premiers. La confiance était dans l'autre camp, celui du PCHB. Les locaux procédaient souvent par contres et couraient comme des lapins, bien servis par des défenseurs qui chipaient pas mal de ballons… Le match tournait presque à la démonstration. Profitant de la défaillance angevine, Pontault creusait un écart conséquent (32-22) avant de se relâcher en fin de rencontre. Ce qui ne fut pas forcément du goût de leur entraîneur, mais l'essentiel était déjà assuré.
Le PCHB s'imposait finalement, 34-28, en ayant plutôt bien maîtrisé son sujet. Cette fois, les Pontellois respirent vraiment. Sans pression, ils pourraient bien enchaîner par une autre victoire à Billère devant une formation en perte de vitesse…
Les buteurs : Hejtmanek (9), Dourbecker (9), Manojlovic (4), Allard (4), Jallamion (3), Ballestrini (2), Quive (2), Geisen (1)
Les arrêts : Sapronov (13 dont 1 pénalty), Nkuingoua (3 dont 1 pénalty), Mahieux (1)
Les réactions
William Holder, entraîneur : "L'opération maintien commence à prendre forme avec 7 points d'avance sur les derniers. Ca sent bon. Maintenant, il faut regarder vers le haut et aller titiller la 7e ou 8e place, car je pense qu'on peut, mentalement, bien finir la saison. Ce soir, nous avons étouffé Angers, on a joué plus libéré. Ca s'est joué au mental, notamment lors de la reprise. C'est un moment crucial dans une rencontre. On a bien maîtrisé le jeu et ma plus grande satisfaction est d'avoir vu une équipe se taper dans les mains, s'encourager. Ca, ça me rend heureux. J'ai toujours cru à la réussite de cette équipe. Le travail paie toujours. On a rempli notre contrat en gagnant nos trois matches, les dirigeants ont fait le leur en remplissant la salle. Les joueurs sont sensibles au soutien du public et on sent qu'il se passe quelque chose, que ça bouge autour du club. C'est de bon augure pour les mois qui viennent. Mais on ne doit pas s'enflammer."
Benjamin Dourbecker, joueur du PCHB (9 sur 9 dont 4 pénalties sur 4) : "Même si j'ai beaucoup marqué, ma prestation personnelle passe après. Tout le monde a fait un match plein. En défense, on a été costauds et en attaque, on a été efficaces. C'est plus facile de marquer avec la confiance. On se fait plaisir quand on gagne, et ça fait du bien au moral. Notre capital confiance est meilleur, on peut se lâcher. Tout le monde est très impliqué."
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